(article provisoire trés certainement...)
La vie est simple une fois qu'elle s'acheve, somme toute, elle fut loin d'avoir eu le meilleur départ dans sa vie...
Un amour incontestablement "Lelouchien" de part son intensité, sa longévité, son extravagance, 50 de bonheur a la fois dans le secret puis dans le grand jour.
C'est l'histoire simple d'un "Homme et d'une Femme" dans toute sa complexité...
Lui, grand médecin, beau mec, friqué, et flambeur qui a fait le tour du monde.
Elle, jeune femme a l'éducation stricte et coicée, mariée a un haut fonctionnaire.
Le "mariage" est detonnant tel un cocktail aux sensations brulantes qui durent toute la nuit.
50 ans de Bonheur, mais une 51ème année de "No Man's land" sans aucun point de repère en l'absence de son pilier de vie, son Man a elle, son Super Man.
C'est ainsi que tous deux ont eu leur dernier souffle de vie...
Et c'est ainsi que je quitte la chambre en disant :
"Au revoir, a demain"
n'etant pas tout a fait assuré de la revoir.
Elle me fait signe d'un au revoir de la main, son fameux geste majestueux...
"Au revoir, a demain"...
Dans mes incertitudes, je suis sur d'une chose, celle de dire toujours "a demain", tant elle me manque deja trop pour lui dire au revoir tout court.
C'est un exercice de style un peu delicat et intellectuellement derangeant mais peut etre necessaire, simplement pour que sans volonter exact vous poussier lire en diagonale ces quelques phrase...
"Tu sais, j'ai besoin de toi ! "
elle me repondait spontanement :
"mais oui, moi aussi, j'ai besoin de vous ! "
Quand a moi...
Force est de constater que j'ai profiter d'eux avec beaucoup de génie et de seduction, beaucoup de séduction !
D'abord je suis la seule a avoir echaper aux devoirs de vacances contrairement a mes freres, bien que je me rattrapais bien aprés !
Je suis la seul a l'avoir mis a 4 pattes deriere le canapé aprés 15 jours seulement de son infarctus pour t'aboyer dessus et ainsi te faire hurler de peur...
Mes fou-rires ont toujours raisonner dans cette maison...
Plus recemment, j'avais faim d'entretenir avec toi de longues conversations nocturnes sur tous et n'importe quels sujets...
Dommage qu'il y une fin a toute conversation.
Ces semaines dernieres tu me disais :
"Poulette tu es trés mignonne mais j'ai l'impression que tu penses davantage a danser sur les planches qu'a travailler"
et je lui repond :
"on ne dit pas sur les planches, mais, aux planches ! c'est une discotheque...Et si tu veux tu peux venir !"
Aussitot avec ton geste rituel de dégainer une cigarette de son paquet repond aussitot :
"Et pourquoi pas ?!"
Aprés 50ans, toujours la meme intencité, la meme complicité, le meme Amour.
Les Regards... En disent long...
50ans plus tard, tu ne pouvais t'imaginer que j'allais tomber sur des lettres s'adressant a "lui" d'un érotisme débordant...
Parmi ses voitures de sport, il avait une magnifique Ford Mustang, celle qui roulait dans une brume matinal sur les planches de Deauville sur un air de "chabadabada" quand Jean Louis Trintignant retrouvait Anouck Aimée pour une étreinte de quelques heures...
Je ne cesse de m'interroger sur cette passion débordante et dévorante.
A croire que le temps n'exerce aucune usure...
Comment ne pas trouver une similitude avec Humphrey Bogard et Lauren Bacall ...
Je me souviens de toi te delectant face aux films avec John Wayne, si la médecine et la marine ne t'avais pas rattrapé, les studios de Boulogne, de la Cinecitta ou d'Hollywood l'auraient peut etre fait.
Ils etaient aussi tous deux trés a l'aise en mondanités qu'ils maitrisaient a la perfection...
Qu'en pure simplicité qu'elle affectionnait avec cette elegance naturelle qui la caracterise.
Un moment dont je me souviens, (ce qu'ils ignorent, "vous") notre grand oncle ! et oui, c'est lui, de notre famille, celui qui a concu et construit le metro de Buenos Aires.
Et 50ans plus tard, ils s'embrassaient encore et toujours...
Ce regard sera toujours Unique...
Curieusement, il n'y a pas d'age pour se sentir orphelin et il m'est impossible de ne pas laisser une trace de leur empreinte si marquante...(A priori, vous ne savez pas reelement de qui je parle, car j'ai volontairement supprimé tous les noms... juste une trace...)